Essaie d'abord seule, puis compare.
Corrigé — Objectif BREVET : « La veille des armes »
Document A : Roland Dorgelès, « La veille des armes », Les Croix de bois, 1919 (Albin Michel, 1996), l. 1 à 40. Document B : Tardi, C'était la guerre des tranchées, Casterman, 1993. Manuel : Parcours 23 « Maux de guerre », pp. 298-299.
Méthode suivie dans chaque réponse : je relève quelques mots entre guillemets avec la ligne, je nomme le procédé, j'explique l'effet produit. Le sujet l'exige : « Les réponses aux questions doivent être entièrement rédigées. »
Partie 1 — Comprendre, analyser et interpréter (1 h – 20 points)
Question 1 — Indices de temps et de lieu, atmosphère (3 points)
La scène se déroule dans une tranchée de première ligne. Plusieurs indices de lieu le montrent : le narrateur regarde « Par-dessus le parapet » (l. 1), c'est-à-dire le rebord de la tranchée tourné vers l'ennemi ; devant lui s'étend le « réseau enchevêtré » (l. 2) des barbelés, tenu par des « pieux » (l. 2). Les soldats se reposent dans le « gourbi » (l. 6), un abri creusé dans la tranchée.
Les indices de temps situent la scène en pleine nuit, par grand froid : le regard fouille « les ténèbres » (l. 1), le narrateur regarde « la nuit » (l. 3) et sent le froid « comme un vent glacé » (l. 4). Le titre et la suite du texte précisent qu'il s'agit de la « veille d'attaque » (l. 27).
Il s'en dégage une atmosphère sombre, glaciale et inquiétante. On ne voit rien (« on ne voit pas à dix pas », l. 1), le paysage semble irréel puisque les pieux « titubent » (l. 2) comme des hommes ivres, et le narrateur, « Hébété » (l. 2), « regarde sans voir » (l. 3). L'ennemi est tout proche mais invisible : on attend, dans le noir et dans le froid.
Question 2 — L'action du froid : progression et force (3 points)
Les verbes qui montrent l'action du froid sont : « glisse » (l. 3) et « pénètre » (l. 4) dans le premier paragraphe, puis « mordille » (l. 6), « pique » (l. 6), « amuse » (l. 7), « devient mauvais » (l. 7), « grignote » (l. 7), « torture » (l. 8), « s'infiltre » (l. 8) et « gèle » (l. 9).
Le froid est personnifié : il agit comme un animal, puis comme un bourreau. Sa progression est soulignée par une gradation : les premiers verbes sont presque légers et joueurs (« mordille », « pique », « amuse »), puis le connecteur « Puis » (l. 7) marque un basculement, et les verbes deviennent violents (« grignote », « torture »), jusqu'à « gèle » (l. 9). La progression se lit aussi dans le corps : le froid attaque d'abord la surface (menton, nez, oreilles, « bout des doigts », l. 8), puis entre « par les manches, par le col, par la chair » (l. 8), et va enfin « jusqu'au ventre » (l. 9). La répétition de « vous » devant les verbes et l'énumération rythmée par « par » montrent un ennemi qui ne laisse aucun répit.
Sa force vient enfin de la construction des phrases : le froid est toujours le sujet des verbes, tandis que les soldats ne sont que des compléments (« vous »). Ils subissent sans pouvoir se défendre. La métaphore finale, « c'est de la glace » (l. 9), montre que le froid a gagné : les hommes en sont remplis.
Question 3 — Le temps dominant et son effet (2 points)
Les verbes sont majoritairement conjugués au présent de l'indicatif : « on ne voit pas » (l. 1), « Je regarde » (l. 3), « on danse » (l. 9), « ils escaladent » (l. 16), « Je regarde » (l. 31).
Il s'agit surtout d'un présent de narration : les faits sont passés (Dorgelès publie son roman en 1919), mais ils sont racontés comme s'ils se déroulaient sous nos yeux. Le lecteur est plongé dans la scène, il monte la garde avec le narrateur et ressent avec lui la lenteur de l'attente, minute après minute. Dans le deuxième paragraphe, le présent a aussi une valeur d'habitude : « Quand on sort du gourbi » (l. 6), le froid attaque toujours de la même manière, chaque nuit.
Les rares autres temps ont un sens précis : l'imparfait « je m'endormais » (l. 31) montre que le narrateur comprend après coup qu'il s'assoupissait, et le futur « Jamais je ne pourrai » (l. 32) exprime son découragement face aux heures qui restent.
Question 4 — Les comparaisons des soldats et leur effet (2 points)
Les soldats sont d'abord comparés à des animaux de troupeau : ils portent leurs cisailles au cou « comme les / vaches suisses portent leurs cloches » (l. 11-12). Le narrateur se compare ensuite lui-même à un ours : il se remet à danser « comme un ours » (l. 22). On peut ajouter que les hommes endormis font gémir la tranchée « comme un enfant malade » (l. 21).
Ces comparaisons ont d'abord un effet comique : l'image des vaches et de leurs cloches est inattendue et fait sourire. Mais cet humour est grinçant, car elles montrent surtout la déshumanisation des soldats. Lourds (« Pesamment », l. 16 et l. 23) et maladroits, ils ne sont plus que des bêtes : un troupeau docile que l'on mène, un ours qui danse sur place comme les ours dressés des foires. La guerre leur retire leur dignité d'hommes.
Question 5 — Le niveau de langue des Poilus (2 points)
Les paroles des Poilus sont rapportées dans un niveau de langue familier, et même argotique. Le soldat qui grimpe s'exclame « Tu parles d'un business » (l. 13), avec un anglicisme familier qui veut dire « une sale affaire » ; il emploie le mot « boche » (l. 14), terme péjoratif pour désigner les Allemands ; il conclut par « Comment / qu'on va déguster ! » (l. 14-15), une tournure incorrecte où « déguster » signifie « souffrir ». Le narrateur lui-même reprend l'argot des tranchées entre guillemets, avec un camarade qui « en écrase » (l. 33), c'est-à-dire qui dort profondément.
Ce choix rend le dialogue réaliste : Dorgelès, ancien combattant, fait entendre la vraie voix des Poilus, des hommes simples qui parlent entre eux. Ce langage montre aussi leur complicité et leur humour : plaisanter sur le danger est une façon de supporter la peur. Enfin, cette langue crue s'oppose au langage officiel et solennel des communiqués évoqués plus loin (l. 28).
Question 6 — Le champ lexical de la danse (2 points)
Le champ lexical de la danse est très présent : « danser » (l. 4), « on danse » (l. 9), « danser comme un ours » (l. 22), « sautillent » (l. 23), « battent la semelle » (l. 24), « rythme régulier » (l. 24), « bruit cadencé » (l. 25), puis le verbe « danse » répété aux lignes 26 à 28, et enfin « je ne saute plus » (l. 29).
Son utilisation est surprenante, car la danse évoque normalement la fête, la joie et la musique. Ici, les soldats dansent seulement pour ne pas geler, d'un pied sur l'autre, en pleine nuit, la « veille d'attaque » (l. 27) : cette danse est un geste de survie, pas un plaisir. Le contraste est cruel. Il est renforcé par la gradation des lignes 26 à 28 : « Toute la tranchée », « Tout le régiment », « toute l'armée », « la France entière » dansent. Cette exagération rend la scène absurde et presque macabre, et elle prépare l'ironie de la phrase suivante.
Question 7 — « Quel beau communiqué pour demain ! » (l. 28) (2 points)
Un communiqué est un « Bulletin d'information » officiel (note 5) publié par l'armée et repris par les journaux. Cette phrase exclamative est ironique : le narrateur dit le contraire de ce qu'il pense. Il imagine que les autorités pourraient présenter cette « danse » comme la preuve d'une armée joyeuse et pleine d'entrain, alors qu'en réalité les hommes sautillent parce qu'ils grelottent, épuisés, à quelques heures d'une attaque. La formule « de la mer jusqu'aux Vosges » (l. 28) imite d'ailleurs les communiqués officiels, qui résumaient tout le front en une seule phrase.
Le narrateur dénonce ainsi le « bourrage de crâne » : la propagande des journaux et des communiqués de l'arrière, qui cachaient ou embellissaient la réalité du front. Il souligne l'écart entre le discours officiel, glorieux et rassurant, et la misère réelle des soldats : le froid, la peur, la fatigue.
Sur le texte et l'image (documents A et B)
Question 8 — Les éléments du texte présents sur l'image, atmosphère (2 points)
On retrouve sur le dessin de Tardi plusieurs éléments du texte. La tranchée et son parapet de sacs de terre rappellent la « fosse obscure » (l. 17) ; au-dessus, les barbelés et les pieux évoquent le « réseau enchevêtré » (l. 2). La légende parle d'« abris dans la terre », comme le « gourbi » (l. 6). Les soldats sont emmitouflés dans leurs capotes et leurs écharpes, comme le narrateur qui serre « bien [s]a couverture » (l. 5) ; ils portent des fusils, comme dans le « cliquetis d'armes » (l. 10). Enfin, la légende compare les hommes à des animaux, « comme des rats », exactement comme le texte les compare à des vaches ou à un ours.
L'atmosphère est oppressante et misérable. Le dessin en noir et blanc, aux hachures serrées, est saturé de détails : les hommes sont entassés, sans horizon, entourés d'arbres morts et de barbelés. Leurs visages sont fermés et las. La dernière phrase de la légende, « Ceux-ci sont français », laisse entendre que les soldats d'en face vivent la même misère.
Question 9 — L'impression de calme avant le combat (2 points)
Dans le texte, le calme est créé par le silence et le sommeil : « Le silence retombe » (l. 17), les veilleurs parlent « à voix basse » (l. 18), on entend seulement « la respiration de ceux qui dorment » (l. 20) et le « ronflement » d'un camarade (l. 33). Le narrateur lui-même s'endort (l. 31, l. 35), et le temps semble s'étirer : il pense à « l'heure / qui s'écoule » (l. 22-23) et compte « encore deux / heures » (l. 31-32). Dans le dessin, aucune explosion, aucun ennemi n'est visible : les soldats sont immobiles, ils attendent.
Mais ce calme est trompeur et inquiétant. Le narrateur le dit lui-même : « C'est trop tranquille » (l. 37), « pas un / obus » (l. 37-38). Le lecteur sait depuis la ligne 27 que c'est la « veille d'attaque ». La tension éclate à la fin avec l'onomatopée « Tac ! » (l. 39) : un coup de feu, puis « un autre, / aussitôt… » (l. 39-40). Les points de suspension laissent le lecteur dans l'attente du combat. Dans l'image, les armes et les barbelés rappellent aussi que la menace est toute proche : c'est le calme avant la tempête.
Partie 2 — Rédaction et maîtrise de la langue
Réécriture (10 min – 5 points)
Réécrivez le passage suivant en remplaçant « je » par « vous ». Opérez toutes les modifications nécessaires.
Texte de départ
« Hébété, je regarde sans voir. Je regarde la nuit et j'ai froid. Cela me glisse le long des bras comme un vent glacé, et me pénètre. Je me mets alors à danser d'un pied sur l'autre, en serrant bien ma couverture. »
Corrigé (« vous » = plusieurs soldats)
« Hébétés, vous regardez sans voir. Vous regardez la nuit et vous avez froid. Cela vous glisse le long des bras comme un vent glacé, et vous pénètre. Vous vous mettez alors à danser d'un pied sur l'autre, en serrant bien votre couverture. » (ou : « en serrant bien vos couvertures »)
Variante acceptée (« vous » de politesse = une seule personne)
« Hébété (ou Hébétée si c'est une femme), vous regardez sans voir. […] en serrant bien votre couverture. »
Toutes les modifications
| # | Texte de départ | Réécriture | Nature de la modification |
|---|---|---|---|
| 1 | Hébété | Hébétés (pluriel) — ou Hébété(e) (vouvoiement) | L'adjectif apposé s'accorde avec « vous » |
| 2 | je (regarde) | vous | Pronom personnel sujet |
| 3 | regarde | regardez | Présent, 2e personne du pluriel |
| 4 | Je (regarde) | Vous | Pronom personnel sujet |
| 5 | regarde | regardez | Présent, 2e personne du pluriel |
| 6 | j' | vous | Pronom sujet : l'élision disparaît |
| 7 | ai | avez | « avoir » au présent, 2e personne du pluriel |
| 8 | me (glisse) | vous | Pronom complément (le long des bras de qui ? de vous) |
| 9 | me (pénètre) | vous | Pronom complément d'objet direct |
| 10 | Je (me mets) | Vous | Pronom personnel sujet |
| 11 | me (mets) | vous | Pronom réfléchi du verbe pronominal « se mettre » |
| 12 | mets | mettez | « mettre » au présent, 2e personne du pluriel |
| 13 | ma | votre (ou vos) | Déterminant possessif |
| 14 | couverture | couverture (ou couvertures) | Le nom ne change que si l'on choisit « vos » |
Ce qui ne change pas (les pièges)
- « Cela glisse » et « pénètre » : le sujet reste « Cela » (3e personne du singulier). Écrire « Cela vous glissez » serait une faute.
- « le long des bras » : c'est un article, pas un déterminant possessif. On ne touche à rien.
- « danser » (infinitif) et « en serrant » (gérondif) sont invariables.
- Le temps reste le présent : « Vous vous mettez », et non « Vous vous mettiez ».
« Hébétés » ou « Hébété(e) » ? « votre couverture » ou « vos couvertures » ?
« Vous » peut désigner plusieurs personnes (les soldats) ou une seule personne que l'on vouvoie. Les deux lectures sont correctes ; l'important est d'être cohérente :
- Plusieurs soldats → « Hébétés », avec un s. Pour la couverture, deux possibilités : « votre couverture » (chacun serre sa couverture : le singulier a ici un sens distributif) ou « vos couvertures » (il y a plusieurs couvertures, une par soldat).
- Une seule personne vouvoyée → « Hébété » (ou « Hébétée » pour une femme) et obligatoirement « votre couverture » : une personne seule n'a qu'une couverture.
À éviter : mélanger les deux lectures, par exemple « Hébété » au singulier puis « vos couvertures ».
Remarque : le deuxième paragraphe du texte emploie déjà ce « vous » (« le froid vous mordille le menton », l. 6). La réécriture donne donc au passage le même effet : le lecteur se sent lui-même dans la tranchée.
Dictée (20 min – 5 points) : 5 conseils
- Écoute la première lecture sans écrire. Repère le temps du récit (présent ? passé simple ? imparfait ?) et qui parle (« je », « on », « ils »). Tu sauras quelles terminaisons attendre.
- Cherche toujours le sujet du verbe, même quand il est placé après le verbe ou loin de lui. Dans le texte de Dorgelès, par exemple : « Sous une toile de tente, glisse un mince fil de lumière » (l. 18) : le sujet est « un mince fil de lumière », placé après le verbe.
- Vérifie les terminaisons en -é / -er / -ez / -ait. Remplace par un verbe du 3e groupe (« vendu » / « vendre ») pour choisir entre participe passé et infinitif. Avec « être », le participe passé s'accorde avec le sujet ; avec « avoir », il s'accorde avec le COD seulement s'il est placé avant.
- Méfie-toi des homophones : a / à, et / est, on / ont, son / sont, ces / ses, ou / où, leur / leurs. Teste en remplaçant (« avait » pour « a », « était » pour « est », « il » pour « on »…). Révise aussi l'orthographe des mots de la guerre : tranchée, boyau, parapet, barbelés, obus, abri, créneau.
- Relis en plusieurs passages ciblés : d'abord les verbes, puis les accords dans les groupes nominaux (« d'énormes cisailles », l. 11 ; « ces pieds cloutés », l. 26), enfin les accents, les majuscules et la ponctuation. Pour t'entraîner, la dictée du parcours existe en audio sur le site compagnon du manuel (voir
sources.md).
Travail d'écriture (1 h 30 – 20 points) : plans
Ce sont des plans, pas des rédactions : à toi d'écrire au moins une soixantaine de lignes (environ 300 mots).
Sujet A — La lettre du narrateur à sa famille
Ce qu'on attend : une lettre (date, lieu, formule d'appel, signature), écrite à la première personne par le narrateur, qui raconte sa vie dans les tranchées et donne ses impressions sur la guerre.
- En-tête : « Quelque part sur le front, le 14 janvier 1915 ». Formule d'appel : « Mes chers parents, ».
- Ouverture : donner des nouvelles, rassurer (« je vais bien »), remercier pour un colis ou une lettre reçue.
- Paragraphe 1, une nuit de garde (passé composé et imparfait) : le froid qui mord, la danse d'un pied sur l'autre, la patrouille qui part avec ses cisailles, le vin chaud, le sommeil qui gagne, le coup de feu.
- Paragraphe 2, le quotidien : la boue, le gourbi, les rats, la soupe froide, mais aussi les camarades, leur argot, leur humour et leur solidarité.
- Paragraphe 3, les impressions (présent) : la peur avant l'attaque, la fatigue, le sentiment d'être devenu une bête ; la colère contre les journaux (« ne croyez pas les communiqués : nous ne dansons pas de joie »). On peut montrer qu'il hésite à tout dire pour ne pas inquiéter sa famille.
- Clôture : l'espoir d'une permission, une petite demande (chaussettes, tabac), une formule affectueuse, la signature.
Outils : vocabulaire des sentiments, une ou deux comparaisons ou personnifications (reprends la méthode de Dorgelès), quelques mots d'argot entre guillemets. À éviter : les anachronismes (téléphone, « Seconde Guerre mondiale »), le ton héroïque façon « bourrage de crâne », une lettre qui raconte sans jamais exprimer d'impressions.
Sujet B — « Je refuse de faire la guerre pour la seule raison que la guerre est inutile. » (Giono)
Ce qu'on attend : un développement argumenté qui dit si tu partages le point de vue de Giono, avec des exemples tirés de l'actualité, de tes lectures et des autres disciplines (histoire, EMC, arts).
- Introduction : amorce (la guerre de 1914-1918, qui devait être la « der des ders ») ; présentation de la citation : Giono a combattu à Verdun et il est devenu pacifiste ; problématique : La guerre est-elle toujours inutile ? ; annonce du plan.
- I. Giono a raison : la guerre détruit sans rien résoudre.
- Des millions de morts et de blessés pour un front qui bouge à peine (reprends les chiffres de ton cours d'histoire) ; les hommes transformés en bêtes chez Dorgelès et chez Tardi (« comme des rats »).
- La guerre n'empêche pas la guerre : une vingtaine d'années après 1918, une nouvelle guerre mondiale éclate. C'est l'argument de Giono lui-même : la guerre de 1914 devait « tuer la guerre », elle « n'a tué que des hommes ».
- Elle repose sur le mensonge (le bourrage de crâne) et laisse des blessures durables : les « gueules cassées », les familles en deuil.
- II. Pourtant, certaines guerres semblent nécessaires.
- Se défendre quand on est attaqué : la Résistance et la Libération face à l'occupation nazie ; dans l'actualité, l'Ukraine, envahie par la Russie en février 2022, a pris les armes pour se défendre (vérifie où en est la situation au moment où tu écris).
- Combattre pour la liberté : la victoire de 1945 a mis fin au régime nazi et aux camps d'extermination ; la Déclaration universelle des droits de l'homme suit en 1948.
- III. Le véritable combat : rendre la guerre inutile en construisant la paix (partie courte, ou à intégrer dans la conclusion).
- Les institutions de paix : la SDN après 1918, l'ONU en 1945, la réconciliation franco-allemande et la construction européenne.
- La mémoire et l'éducation : le 11 Novembre, les œuvres qui dénoncent la guerre (Les Croix de bois, À l'ouest rien de nouveau de Remarque, Guernica de Picasso, la BD de Tardi).
- Conclusion : réponse personnelle et nuancée (par exemple : la guerre est presque toujours un échec, mais on ne peut pas toujours refuser de se défendre) ; ouverture sur le rôle de chacun pour préserver la paix.
Outils : connecteurs logiques (d'abord, de plus, certes… mais, en revanche, ainsi), un exemple précis par argument, ton opinion clairement exprimée (« je pense que », « il me semble que »).